Les emballages de compléments alimentaires rivalisent de promesses. L'étiquette, elle, dit la vérité, à condition de savoir où regarder. Voici la méthode en cinq points.
1. La dose journalière recommandée
Tout est calculé pour la dose indiquée par le fabricant. Un produit peut afficher « 1 000 mg » en façade… pour 4 gélules par jour. Vérifiez toujours le nombre de gélules nécessaires et divisez le prix de la boîte par le nombre de jours réels de cure.
2. La quantité réelle d'actif
Pour un minéral, c'est la quantité d'élément qui compte : 1 000 mg de bisglycinate de magnésium n'apportent qu'environ 140 mg de magnésium. Pour une plante, regardez l'extrait et sa standardisation (par exemple « 95 % de curcuminoïdes »), pas seulement le poids de poudre.
3. Le pourcentage de VNR
Les VNR (valeurs nutritionnelles de référence) indiquent la part des besoins moyens couverte. Plus de 100 % n'est pas forcément un problème pour certaines vitamines, mais attention aux cumuls entre plusieurs produits, notamment pour la vitamine D, la B6, le fer et le zinc.
4. Les allégations
En Europe, seules les allégations inscrites au registre officiel (règlement 432/2012) sont autorisées : « le magnésium contribue à réduire la fatigue », par exemple. Les formulations floues (« booste », « détoxifie », « brûle-graisses ») ne reposent sur aucune validation. Et pour les plantes, de nombreuses allégations restent « en attente » d'évaluation depuis des années.
5. La liste des ingrédients
- Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de poids.
- Un agent de charge en tête de liste (maltodextrine, cellulose) signifie souvent peu d'actif.
- Les antiagglomérants (stéarate de magnésium, dioxyde de silicium) sont courants et sans danger aux doses utilisées.
- Vérifiez les allergènes (poisson, crustacés, soja, lactose).
Les mentions obligatoires
Un complément vendu légalement en France doit porter la dénomination « complément alimentaire », la dose journalière, l'avertissement de ne pas la dépasser, la mention qu'il ne remplace pas une alimentation variée et qu'il doit être tenu hors de portée des enfants. L'absence de ces mentions est un signal d'alarme, fréquent sur les sites de vente étrangers.
Les fiches à consulter
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Preuve modéréeÉnergie & stressÀ quoi sert le magnésium ?
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Preuve correcteCœur & cerveauÀ quoi servent les oméga 3 ?
Des acides gras essentiels pour le cœur, le cerveau et la vision, souvent trop peu consommés.
Preuve solideQuestions fréquentes
Non. Plusieurs plantes (curcuma, ashwagandha, levure de riz rouge) ont fait l'objet d'alertes pour des effets indésirables ou des interactions médicamenteuses.
Ils sont déclarés auprès de la DGCCRF, qui effectue des contrôles, mais ils ne font pas l'objet d'une autorisation préalable comme les médicaments. Les effets indésirables sont suivis par le dispositif de nutrivigilance de l'ANSES.